La visite qui vérifie ce que l'autotest ne voit pas : les dates de péremption des consommables.
Un défibrillateur signale ses pannes électroniques tout seul, par un autotest quotidien. Ce qu'il ne signale pas, c'est la date de péremption de ses électrodes ni celle de sa batterie : il continue de clignoter au vert avec des consommables périmés depuis des mois. La visite de maintenance préventive porte donc d'abord sur ces dates, puis sur l'état de l'appareil et de son emplacement.

Une visite dure une vingtaine de minutes par appareil. Voici ce qu'elle regarde, dans cet ordre.
Électrodes et batterie portent une date, imprimée sur le sachet et sur la cellule. C'est le premier relevé, parce que c'est le seul point qu'aucun voyant ne signale.
Test de charge, lecture du journal des autotests, mise à jour du logiciel interne si le constructeur en a publié une, contrôle du boîtier et des connecteurs.
Poignée accessible à moins de 1,30 m, appareil visible depuis les circulations, signalétique en place, armoire d'extérieur chauffée et alarmée si elle l'exige.
Rapport d'intervention, étiquette de maintenance datée collée sur l'appareil, et mise à jour de l'échéancier pour la visite suivante.
Les électrodes tiennent deux à cinq ans, la batterie quatre à sept. Nous suivons les dates et commandons avant.
Savoir ce que vous avez, où, dans quel état, et ce qui manque au regard de vos obligations.
Un appareil que personne n'ose décrocher ne sert à rien. La session dure une à deux heures, dans vos locaux.