MaintenanceDAE

Maintenance préventive

La visite qui vérifie ce que l'autotest ne voit pas : les dates de péremption, et l'énergie réellement délivrée au choc.

Un défibrillateur signale ses pannes électroniques tout seul, par un autotest quotidien. Ce qu'il ne signale pas, c'est la date de péremption de ses électrodes ni celle de sa batterie : il continue de clignoter au vert avec des consommables périmés depuis des mois. Et son autotest se contente de vérifier qu'il peut se charger, jamais qu'il délivre bien l'énergie annoncée. La visite porte donc sur ces trois points, puis sur l'emplacement de l'appareil.

  • Mesure de l'énergie réellement délivrée au choc
  • Vérification des électrodes et de leurs dates de péremption
  • Test de charge de la batterie et du fonctionnement
  • Mise à jour du logiciel interne
  • Contrôle de l'accessibilité et de la signalétique
  • Rapport d'intervention et étiquette de conformité
Contrôle et vérification d'un défibrillateur par un technicien

Une visite dure une vingtaine de minutes par appareil. Voici ce qu'elle regarde, dans cet ordre.

  1. I

    Les dates avant tout

    Électrodes et batterie portent une date, imprimée sur le sachet et sur la cellule. C'est le premier relevé, parce que c'est le seul point qu'aucun voyant ne signale.

  2. II

    Le choc, mesuré

    Un test de charge dit que l'appareil se charge, pas qu'il délivre ce qu'il annonce. Nous branchons le défibrillateur sur un analyseur qui reçoit le choc à la place du patient et lit l'énergie réellement délivrée, en joules. L'écart avec la valeur du constructeur est consigné au rapport. C'est le seul contrôle qui vérifie la fonction pour laquelle l'appareil existe, et très peu de prestataires le pratiquent : la plupart des contrats de maintenance s'arrêtent au test de charge. Si vous en avez un, cherchez-y le mot « joules ».

  3. III

    L'appareil lui-même

    Lecture du journal des autotests, mise à jour du logiciel interne si le constructeur en a publié une, contrôle du boîtier et des connecteurs.

  4. IV

    L'emplacement

    Poignée accessible à moins de 1,30 m, appareil visible depuis les circulations, signalétique en place, armoire d'extérieur chauffée et alarmée si elle l'exige.

  5. V

    La trace écrite

    Rapport d'intervention portant la valeur mesurée au choc, étiquette de maintenance datée collée sur l'appareil, et mise à jour de l'échéancier pour la visite suivante.

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