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Fermeture définitive d'un site : que devient le défibrillateur

Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, MaintenanceDAE. Publié le 8 septembre 2026.

Une fermeture saisonnière rouvre à date fixe, et l'appareil attend son tour sans qu'aucune décision ne soit à prendre. Une fermeture définitive pose une question différente, parce que rien ne rouvrira derrière la porte. L'appareil, lui, continue d'exister sur trois plans qui ne se referment pas tout seuls : une fiche Géo'DAE, une ligne de registre, une place dans un contrat de maintenance.

Une fermeture qui ne rouvre pas

Une école ferme l'été et rouvre en septembre, un club prend une pause hivernale : l'appareil reste sur place, sa maintenance continue de courir, et personne n'a de décision à prendre sur son sort. Une fermeture définitive est différente, parce que rien ne va rouvrir derrière cette porte. Un local se vide pour de bon lors d'un déménagement, d'une cession de bail, d'une liquidation ou d'une fusion de deux structures sur un seul site.

Dans ce cas, le défibrillateur ne peut pas simplement attendre. Tant que personne n'a rien décidé pour lui, il reste rattaché à une adresse qui n'a plus d'activité, sur une fiche, un registre et un contrat qui continuent de tourner sans lui.

Trois devenirs pour l'appareil

Le premier, le plus fréquent dans un parc multisite, est le transfert vers un autre site du même exploitant. Un site ouvre ou en manque, celui qui ferme en a un disponible, et l'appareil change d'adresse plutôt que de propriétaire.

Le deuxième est la cession, à un repreneur qui continue l'activité dans les mêmes murs ou à un tiers qui en a l'usage. L'appareil change alors d'exploitant sans changer de lieu, et c'est le repreneur qui hérite de la responsabilité de son entretien à partir de cet instant.

Le troisième est la mise hors service, quand aucun site du parc n'en a besoin et qu'aucun repreneur ne se présente. Cela ne fait pas de l'appareil un déchet pour autant : un modèle récent, aux dates encore valables, se revend ou se donne à une structure qui n'a pas les moyens de s'équiper. Un modèle ancien suit le sort des équipements électroniques en fin de vie.

Géo'DAE, à corriger dans un sens ou dans l'autre

La déclaration attachée au site fermé n'a plus lieu d'exister en l'état. La laisser telle quelle revient à indiquer, à qui la consulte, un appareil accessible à une adresse où plus personne ne peut ouvrir la porte. C'est une des sources les plus concrètes d'une base qui envoie un secouriste vers un endroit qui ne répond plus.

Si l'appareil est transféré, la correction n'est pas un retrait mais une mise à jour de l'emplacement, ou une nouvelle fiche selon ce que permet l'outil. Le numéro de série ne change pas, l'appareil reste le même, mais l'adresse, les horaires d'accès et parfois le nom de l'exploitant changent tous ensemble.

Le registre de sécurité, sur les deux sites

Sur le site qui ferme, la fiche de l'appareil dans le registre se clôture plutôt qu'elle ne disparaît : date de sortie, destination, et nom du repreneur s'il y en a un. Un registre qui s'arrête net, sans dernière ligne, complique la tâche de quiconque le rouvrira plus tard, y compris pour un usage sans rapport avec le défibrillateur.

Sur le site qui accueille l'appareil transféré, l'historique ne repart pas de zéro. Les dates des électrodes et de la batterie ne changent pas parce que l'appareil a changé de mur, et le rapport de la dernière visite d'entretien reste valable. Ce qui doit suivre, c'est ce dossier, pas seulement l'appareil décroché.

Le contrat de maintenance ne se referme pas tout seul

Un contrat qui couvre plusieurs sites continue de planifier une visite, et parfois de la facturer, sur un site fermé tant que personne n'a prévenu le prestataire. La ligne ne s'efface pas d'elle-même à la date de fermeture, parce que le prestataire n'a aucun moyen de la connaître avant qu'on la lui communique.

Prévenir tôt évite deux désagréments symétriques : continuer de payer pour une visite sur un site qui n'existe plus, ou perdre le suivi d'un appareil transféré parce que sa nouvelle adresse n'a jamais été transmise. Le contrat se corrige dans le même mouvement que la déclaration Géo'DAE et la fiche du registre, pas après coup.

Un appareil transféré reste un appareil suivi

Recevoir un appareil venu d'un autre site ressemble, pour le site d'accueil, à hériter d'un appareil déjà posé ailleurs. Les mêmes vérifications s'appliquent : lire les dates réelles des électrodes et de la batterie plutôt que de supposer qu'elles viennent d'être changées, et vérifier que la référence des consommables correspond bien au modèle reçu.

Si le site d'accueil possédait déjà un appareil, le second ne se pose pas à côté du premier par défaut. Il rejoint soit un site du même parc qui en manquait, soit un statut d'appareil de réserve identifié comme tel, avec ses propres dates suivies au même titre que les appareils en service. Un appareil de réserve oublié dans un local périme sans que personne ne le remarque, exactement comme un appareil posé sur un mur.

Questions fréquentes

Faut-il retirer la déclaration Géo'DAE d'un site dès sa fermeture ?

Oui, dans la mesure du possible avant la fermeture effective plutôt qu'après. Une fiche qui pointe vers une adresse fermée reste consultable par les applications de secours, sans rien qui indique qu'elle ne correspond plus à rien. Si l'appareil est transféré, la correction se fait vers la nouvelle adresse plutôt que par un simple retrait.

Un défibrillateur transféré garde-t-il son historique d'entretien ?

Oui, l'historique appartient à l'appareil, identifié par son numéro de série, pas au site où il était posé. Le rapport de la dernière visite et les dates des électrodes et de la batterie restent valables après le transfert. Ce qui doit être transmis au site d'accueil, c'est ce dossier, pas seulement l'appareil décroché du mur.

Que devient un défibrillateur si l'activité s'arrête sans repreneur ?

Un appareil récent, aux dates encore valables, se revend ou se donne à une structure qui n'a pas les moyens de s'équiper. Un appareil ancien ou en fin de vie suit le circuit des équipements électroniques usagés. Dans les deux cas, la fiche Géo'DAE et la ligne du contrat de maintenance doivent être fermées, que l'appareil retrouve un usage ou non.

Qui prévient le prestataire de maintenance d'une fermeture de site ?

L'exploitant, puisque le prestataire n'a aucun moyen de savoir qu'un site cesse son activité tant que personne ne le lui indique. Prévenir avant la fermeture, plutôt qu'au moment de la facture suivante, permet de retirer la ligne du contrat ou de la transférer vers la nouvelle adresse sans période où l'appareil n'est suivi par personne.

Que faire de la ligne du registre de sécurité sur le site fermé ?

Elle se clôture plutôt qu'elle ne disparaît : date de sortie de l'appareil, destination, nom du repreneur s'il y en a un. Un registre qui s'arrête sans dernière ligne complique la tâche de quiconque le consultera plus tard, y compris pour un usage étranger au défibrillateur, puisqu'il couvre l'ensemble des vérifications de sécurité de l'établissement.

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