Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, MaintenanceDAE. Publié le 9 septembre 2026.

Une kermesse dans la cour d'une école, un tournoi extérieur, un marché organisé par une commune : l'appareil le plus proche quitte son support pour la journée. Ce déplacement n'a rien d'anodin, même s'il dure quelques heures et se termine par un retour au même clou. Ce que la sortie change pour l'appareil, pour le site qu'il quitte, et pour celui qui doit répondre de lui pendant l'absence.
Aucun établissement n'a intérêt à réserver un appareil séparé pour ses événements ponctuels : cela double l'échéancier des consommables et double le nombre d'appareils à faire suivre pour un usage qui reste rare. C'est donc l'appareil du parc, celui qui protège habituellement un couloir ou un hall, qui part pour la durée de l'événement et qui revient ensuite à son poste.
Cette solution suppose que le site d'origine accepte de s'en passer le temps voulu. Un site qui reste ouvert au public pendant l'absence de son défibrillateur n'est plus couvert de la même façon, et c'est une question qui se pose avant de décrocher l'appareil, pas une fois qu'il est déjà parti.
Le réflexe est le même qu'avant toute prise en main : regarder la date des électrodes et celle de la batterie, et vérifier que le dernier autotest n'a rien signalé. Un appareil qui part avec un consommable proche de l'échéance risque de la dépasser pendant l'événement lui-même, ce qui ne se voit sur aucun voyant tant que le sachet reste scellé.
La mallette ou la housse de transport, quand l'appareil en dispose, protège des chocs et de la poussière pendant le trajet. À défaut, un simple sac fermé suffit, à condition qu'il n'écrase rien et qu'il permette de sortir l'appareil sans manipulation superflue au moment où il faut s'en servir.
Un référent nommé pour l'occasion emporte l'appareil, et pas seulement au sens de le porter : c'est lui qui répond de sa présence pendant toute la durée de l'événement, depuis le départ du site jusqu'au retour.
Sur son mur habituel, l'appareil bénéficie d'une signalétique fixe et d'une position connue de tous. Rien de cela n'existe sur un site provisoire : un panneau posé sur un pied, un fanion, ou simplement l'annonce faite aux organisateurs et aux bénévoles au début de la journée, remplace ce que le mur assurait seul le reste de l'année.
En extérieur, l'appareil reste exposé au soleil direct, à la pluie ou à une chaleur que son emplacement habituel ne connaît pas forcément. Un stand, une tente ou un simple carton posé au-dessus suffit à l'écarter d'une exposition prolongée, sans qu'il faille pour autant l'enfermer hors de vue.
L'accessibilité compte autant que sur site fixe : posé en évidence, à portée de main, et non rangé dans un coffre de véhicule ou sous une table dès que la file d'attente d'un stand s'allonge.
Un défibrillateur qui manque à son poste habituel pour la journée mérite d'être signalé aux personnes qui comptent dessus sans le savoir : personnel d'accueil, enseignants, salariés présents ce jour-là. Une simple information orale ou un mot affiché à l'emplacement vide évite qu'on cherche un appareil qui n'y est plus au moment où on en aurait besoin.
Sur un site qui reste ouvert au public toute la journée, la question d'un appareil de repli se pose sérieusement. Un parc multisite dispose parfois d'un site voisin qui peut prêter le sien pour quelques heures ; à défaut, l'absence doit rester la plus courte possible et se limiter aux horaires réels de l'événement.
La fiche Géo'DAE décrit l'emplacement habituel d'un appareil accessible au public, pas ses déplacements ponctuels d'une journée. Une sortie qui commence et se termine le même jour, avec un retour au même mur, ne justifie pas une mise à jour de la déclaration : la modifier pour quelques heures créerait plus de confusion que cela n'en résoudrait pour un secouriste qui la consulterait entre-temps.
La distinction change si l'événement s'étend sur plusieurs jours ou se répète régulièrement au même endroit extérieur. Un usage qui devient récurrent finit par ressembler à un second emplacement plutôt qu'à une sortie, et mérite d'être traité comme tel plutôt que reconduit sans y penser d'une fois sur l'autre.
L'appareil ne reprend sa place qu'après un contrôle rapide : résultat du dernier autotest, état visuel du boîtier et des connecteurs, et vérification que rien n'a été ouvert ou entamé pendant la journée. Si l'appareil a servi pendant l'événement, électrodes et batterie se remplacent avant de le raccrocher, exactement comme après tout autre usage.
Le référent qui l'a emporté signale son retour à la personne qui tient l'échéancier du site, ne serait-ce que pour confirmer que l'appareil est bien de retour et que l'information donnée au personnel pendant son absence peut être levée.
Non, tant que l'appareil revient à son emplacement habituel le même jour. La fiche décrit un emplacement fixe destiné à un secouriste qui la consulte à un instant donné, et la modifier pour une absence de quelques heures apporterait plus de confusion que d'utilité. La question se pose différemment pour un événement qui dure plusieurs jours ou qui se répète au même endroit.
La personne désignée pour l'occasion, du moment où elle le décroche jusqu'à son retour au mur. Cette désignation gagne à être explicite plutôt que supposée, surtout quand plusieurs bénévoles ou salariés se relaient sur la journée : l'appareil doit toujours avoir un responsable identifiable, pas seulement un emplacement.
Pas de la même façon, et c'est un point à trancher avant le départ de l'appareil plutôt qu'une fois l'événement commencé. Un site fermé au public ce jour-là ne pose pas de problème particulier. Un site qui reste ouvert gagne à limiter l'absence aux horaires réels de l'événement, voire à emprunter l'appareil d'un site voisin sur un parc multisite.
C'est une décision distincte d'une sortie interne, puisque l'appareil quitte alors le contrôle direct de l'exploitant qui en répond. Si ce choix est fait, il vaut mieux désigner nommément qui en a la garde le temps du prêt et fixer une heure de retour précise, plutôt que de laisser l'appareil circuler sans que personne ne sache où il se trouve.
Une ligne suffit, dans le même carnet ou tableau qui suit déjà les dates de consommables : la date de la sortie, l'événement concerné, et le nom du référent qui a emporté l'appareil. Cela ne remplace aucun document réglementaire, mais cela évite de chercher qui l'a pris la dernière fois qu'il a manqué à son mur.
Visite annuelle sur site, remplacement des consommables avant péremption, attestation pour votre registre de sécurité. Réponse sous 24 heures ouvrées.