Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, MaintenanceDAE. Publié le 30 octobre 2026.

Un défibrillateur déplacé, ajouté ou retiré, et le plan affiché dans le couloir continue de montrer l'ancienne situation. Personne ne s'en aperçoit tant que personne n'en a besoin. Le jour d'une urgence, la personne qui cherche l'appareil s'en remet à ce qu'elle voit sur le mur, pas à votre registre. Voici comment repérer l'écart et le corriger.
Dans un bâtiment, plusieurs documents affichés mentionnent le défibrillateur : le plan d'évacuation, le plan de masse à l'accueil, les consignes de sécurité, parfois un plan remis aux visiteurs ou aux intervenants extérieurs. Ils n'ont pas été produits en même temps, ni par la même personne.
Celui qui cherche l'appareil dans l'urgence ne compare pas ces documents. Il regarde le plus proche, le croit, et se dirige vers le point indiqué. Si ce point est faux, on perd des minutes que l'on n'a pas.
Le plus courant est le déplacement de l'armoire lors d'un réaménagement : le défibrillateur a bougé, le plan est resté. Vient ensuite l'ajout d'un second appareil sur un autre niveau, que personne ne reporte sur les plans existants.
À l'inverse, un appareil parti en réparation, retiré ou non remplacé peut rester figuré sur un plan pendant des années. Une croix verte sur un mur qui ne porte plus rien est plus trompeuse qu'un plan muet.
Les plans reproduits dans un livret d'accueil, un règlement intérieur ou un classeur de consignes posent le même problème, avec une difficulté de plus : on ne sait plus combien d'exemplaires circulent.
Une dernière source d'écart tient aux changements de nom ou de numérotation des locaux : le plan parle de la salle 12 alors que la porte porte désormais un autre intitulé.
Lors de la visite, l'appareil est contrôlé. Ce qui l'entoure l'est moins souvent. Un contrôle simple consiste à relever, sur chaque site, tous les endroits où le défibrillateur est figuré, puis à se rendre à chacun des points indiqués.
Cette tournée prend peu de temps et révèle vite les écarts. Elle se combine bien avec la visite annuelle, par exemple lors de la vérification du chemin jusqu'à l'appareil. Si vous gérez plusieurs établissements, un audit de parc relève cet écart site par site, en même temps que l'état et les dates de chaque appareil.
Notez au passage la hauteur de la mention sur le plan, sa lisibilité et son éclairage : un pictogramme décoloré par le soleil ou masqué par une affiche récente ne remplit plus son rôle.
Sur un campus, une zone d'activités ou un ensemble de bâtiments, le plan de masse est souvent affiché à l'entrée et jamais revu. Il montre un appareil par bâtiment, parfois moins, parfois plus que la réalité. Un nouvel arrivant, un livreur, un intervenant extérieur n'a que ce plan pour se repérer.
Vérifiez que chaque appareil porte le même nom sur le plan, dans le registre et sur l'étiquette de l'armoire. Si deux appareils sont désignés différemment selon le document, la confusion est assurée au moment où il faut décrire le lieu aux secours.
Demandez aussi qui a le droit de modifier chaque plan. Dans les sites partagés, le plan d'accueil appartient parfois à un gestionnaire, celui du plateau à un locataire, et chacun suppose que l'autre a fait la mise à jour.
La correction d'un plan d'évacuation relève en général de la personne qui gère la sécurité du bâtiment, pas du prestataire de maintenance. Ce dernier constate l'écart et le signale ; il ne redessine pas vos plans.
Commencez par le plus visible : le plan d'évacuation du niveau concerné et le plan d'accueil. Corrigez ensuite les documents imprimés, puis les versions numériques. Retirez les anciens exemplaires plutôt que de les laisser en place à côté des nouveaux.
Si l'appareil change d'emplacement, pensez aussi à la déclaration de position. Une visite de maintenance préventive est l'occasion de contrôler que l'adresse et l'emplacement déclarés sur Géo'DAE correspondent à ce que vous venez de corriger sur les murs.
Dans le registre de sécurité, notez la date de la vérification, la liste des plans contrôlés, les écarts constatés et la date de correction. Une photographie du plan corrigé, à côté de l'armoire, suffit à prouver l'état du site à une date donnée.
Prévoyez enfin un réflexe : à chaque modification du bâtiment, de l'emplacement ou du nombre d'appareils, la question des plans fait partie de la liste, au même titre que la déclaration.
Je ne peux pas vous citer d'obligation générale précise sur ce point, qui dépend du type d'établissement et des consignes de son exploitant. En revanche, signaler l'appareil sur les plans affichés est une bonne pratique courante, à condition que l'information reste exacte.
Souvent oui. Un plan muet pousse à chercher ou à demander. Un plan qui indique un emplacement vide fait perdre du temps à quelqu'un qui lui fait confiance. Si la correction tarde, mieux vaut retirer la mention fausse ou la barrer clairement.
En principe non. Il contrôle l'appareil, son emplacement et sa déclaration, et signale l'écart avec les plans affichés. La modification des plans revient à la personne qui en a la charge dans votre établissement.
À chaque changement d'emplacement ou de nombre d'appareils, et au minimum lors de la visite annuelle. Aucune périodicité réglementaire n'est à retenir ici : c'est une habitude de contrôle simple à intégrer à la visite.
Visite annuelle sur site, remplacement des consommables avant péremption, attestation pour votre registre de sécurité. Réponse sous 24 heures ouvrées.