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Électrodes ou batterie remplacées : ce qu'on vérifie et ce qu'on consigne

Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, MaintenanceDAE. Publié le 26 octobre 2026.

Électrodes ou batterie remplacées : ce qu'on vérifie et ce qu'on consigne

Le colis est arrivé, les consommables sont posés, l'appareil est retourné dans son armoire. Pour beaucoup de sites, le sujet s'arrête là. C'est pourtant à ce moment que le parc change d'état : de nouvelles dates entrent en vigueur, d'autres deviennent fausses. Un remplacement mal refermé, c'est un registre qui décrit encore l'ancien matériel et un échéancier qui sonne trop tôt, ou pire, trop tard. Voici ce qui se contrôle une fois la pose faite, et ce qui se consigne.

Ce que l'appareil doit montrer après la pose

Après un changement de batterie ou d'électrodes, la plupart des appareils réalisent un autotest de mise en route. Son résultat se lit sur le témoin : c'est le premier élément à regarder, avant même de refermer l'armoire. Un témoin qui ne revient pas à l'état de veille décrit par la notice du modèle signifie que la pose n'est pas terminée.

Les causes les plus courantes sont banales : un connecteur d'électrodes pas enclenché jusqu'au bout, une batterie mal logée, un sachet d'électrodes déjà ouvert. Elles se corrigent sur place, à condition de les chercher tout de suite plutôt que trois semaines plus tard, quand quelqu'un remarquera le voyant.

Un appareil qui a changé de consommable ne doit pas être considéré comme prêt parce qu'il est de nouveau accroché au mur. Il l'est quand son témoin l'affirme.

Les dates à relever sur le matériel neuf

Chaque consommable porte sa propre date de péremption, imprimée sur la batterie et sur le sachet d'électrodes. Elles diffèrent d'un lot à l'autre : deux jeux livrés en même temps peuvent ne pas expirer le même mois. On relève donc la date réellement lue sur les pièces posées, pas celle de la commande ni celle de l'ancien matériel.

Pour mémoire, le site retient des électrodes de deux à cinq ans et une batterie de quatre à sept ans, selon les modèles. Ces écarts se retrouvent d'un modèle à l'autre, d'où l'intérêt de lire la date plutôt que de la déduire.

Le numéro de lot, quand il est visible, se note aussi. Il servira le jour où un rappel de sécurité concernera une série précise de consommables.

Ce qui s'écrit au registre

Le registre de sécurité garde la trace de ce qui a été fait sur l'appareil. Une ligne de remplacement utile contient la date de l'intervention, ce qui a été changé (batterie, électrodes adultes, électrodes pédiatriques), les nouvelles dates de péremption, le numéro de série de l'appareil et le nom de la personne ou de la société qui a posé.

Si l'intervention fait suite à un usage ou à une alarme, on le précise : la ligne dit alors pourquoi le remplacement a eu lieu, et pas seulement qu'il a eu lieu. Celui qui reprendra le dossier dans trois ans n'aura pas à deviner.

Ce travail de traçabilité fait partie de ce que recouvre le remplacement des électrodes et des batteries lorsqu'il est confié à un prestataire : l'attestation qui l'accompagne est une pièce à classer avec le registre.

L'échéancier à remettre à jour

L'ancienne échéance doit disparaître de l'agenda, et la nouvelle y entrer. Si l'on ne retire pas l'ancienne, un rappel sonnera pour un consommable qui n'existe plus, et l'on finira par ignorer les rappels. Si l'on n'ajoute pas la nouvelle, le prochain remplacement ne sera planifié par personne.

Sur un parc de plusieurs appareils, cette remise à jour est la plus fragile. Un tableau unique, avec une ligne par appareil et une colonne par consommable, évite de chercher l'information dans des mails. Lors d'un contrôle du parc, c'est ce tableau qu'on confronte à ce qui est réellement lu sur les appareils.

Une démarche d'audit de parc sert précisément à cela : mettre en regard ce que les documents annoncent et ce que les appareils affichent, puis corriger l'écart.

L'ancien matériel et le stock de rechange

Les pièces déposées ne restent pas dans l'armoire, ni à côté de celle-ci. Une batterie usagée rangée près des consommables neufs finit un jour par être reposée par erreur. Elles suivent la filière de collecte propre à ce type de déchet.

Si le remplacement a consommé un jeu de rechange, on vérifie aussi que le stock tampon est reconstitué. Un site qui se retrouve sans jeu de secours après un changement attend la prochaine panne dans une situation plus fragile qu'avant.

Enfin, la visite annuelle reste l'occasion de recontrôler l'ensemble. Le remplacement de consommables ne la remplace pas : la visite d'entretien examine aussi l'appareil, son armoire et son environnement.

Questions fréquentes

Faut-il tester l'appareil après avoir changé les électrodes ou la batterie ?

La notice du modèle indique la marche à suivre. Dans la plupart des cas, l'appareil réalise lui-même un autotest à la pose et le témoin donne le résultat. Il suffit de le lire et de vérifier qu'il revient à l'état de veille. Un test manuel n'est utile que si la notice le demande.

Doit-on changer batterie et électrodes en même temps ?

Non. Chaque consommable a sa propre date de péremption, et l'on remplace chacun à son échéance. Changer les deux ensemble est possible et simplifie le suivi, mais ce n'est pas une obligation. L'important est que chaque date réelle soit relevée et consignée.

Que faire si le témoin reste rouge après la pose ?

Vérifier d'abord que le connecteur d'électrodes est enclenché et la batterie bien logée, puis consulter la notice du modèle. Si le témoin ne revient pas à l'état normal, l'appareil n'est pas disponible : on le signale et on le fait contrôler.

Qui doit écrire la ligne de remplacement dans le registre ?

La personne qui a posé les consommables, ou le prestataire qui est intervenu, fournit les éléments. L'exploitant reste responsable de la tenue du registre et veille à ce que la ligne soit complète : date, pièces changées, dates de péremption, numéro de série.

Un parc à faire suivre ?

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